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Dale Watson
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[Très sympa] qui nous prévient. On remet l'interview à la fin de l'après-midi. Disons autour de 17h. Bon. On va un peu tourner en rond jusque là … après tout, on est plu-tôt bien ici, dans ce remue-ménage sym-pathique.
16.00. Rail Theatre. La répétition de 'Marie & Co' est terminée. Il fait soleil.
17.00 : Dale Watson arrive d'une minute à l'autre. Magnifique !
18.30 : Rail Theatre. En coulisses. On y va. On monte. On attend quelques minutes. Le voilà, tout de noir et d'after shave vêtu. On peut commencer, entouré d'une foule de gens qui discutent et qui attendent joyeu-sement leur tour.
sépares de tes musiciens. Tu confirmes ?" Dale : "C'est fait. Ce n'est pas la première fois. Toujours sur les routes, les musiciens en ont assez au bout d'un moment. Ils tien-nent deux ans et ils sont vidés. Je com-prends çà très bien. Mais moi, je n'ai pas d'autre choix. [Rires]"
M.F. : D'autre choix que quoi ?
Dale : "D'autre choix que de voyager ! Et c'est dur. On tire un trait sur un tas de choses quand on voyage comme moi !"
M.F. : "Tu voyages toute l'année ?"
Dale :" Oui, oui, toute l'année. Je m'arrête très peu. Je voyage dans le monde entier, et puis en Amérique, aussi …. Quand je ne suis pas en Europe ou en Australie."
M.F. : "Tu viens d'où ?"
Dale : "Du Texas. Je suis du Texas. Je me déplace au Texas aussi et ce n'est pas de tout repos non plus ! Alors, les musiciens n'en peuvent plus. Ils veulent arrêter. Je comprends, mais, moi, je ne peux pas. Pour eux, c'est seulement un emploi. Pour moi, c'est ma carrière."
M.F. : "Tu peux nous parler rapidement de
Le 9 mars dernier au Rail Théâtre à Lyon, Dale Watson donnait un concert à l'initia-tive de l'association Wild Goose. A cette occasion, nous l'avons rencontré pour une interview express.
(Compte rendu et interview Monique Frobert - Photos Laetitia Cucurni)

M.F:"Bon. C'est comment la France, Dale?"
Dale
. : "J'aime bien les gens, j'aime bien la cuisine et je me plais bien dans ce pays."
M.F. : "Parfait. J'imagine que tu es déjà venu souvent ?"
Dale
: "Pas vraiment. Deux fois seulement. Une fois à Craponne pour le festival et une autre fois, on a joué sur la Côte d'Azur et puis on a joué dans un autre endroit … je ne sais plus où exactement …"
M.F. : "Est-ce que tu penses que les Fran- çais sont plus réceptifs à la Country qu'à une certaine époque ?"
Dale : "Je trouve que, globalement, l'Europe est plus réceptive à la Country. Elle l'a tou-jours été plus ou moins. Mais les festivals, maintenant, se tiennent toute l'année, alors qu'avant, ils n'avaient lieu qu'en été."
M.F. : "La Country est perçue très différem-ment aus States. Est-ce que tu trouves qu'il faut adapter ta musique aux Français et à l'Europe ?"
Dale
. : "Pas du tout. Je joue comme je joue. Je ne me sens pas obligé d'adapter. On ne peut pas jouer pour un public. On essaie, bien sûr, mais ce n'est probablement pas la meilleure façon de s'y prendre. On fait ce qu'on a à faire. On ne change rien."
M.F. : "Bien sûr. J'ai entendu dire que tu te

14.30. Rail Théâtre. L'entrée des artistes. Vous savez, la grande cour derrière, pour les copains et les voitures des copains.
Un petit air de printemps. Des tables ont été disposées. De grands et bons rires secouent l'air ambiant. Convivial et cha-leureux.
Difficile de savoir quand et comment l'interview avec Dale Watson se tiendra. La vie d'artiste. La sienne et la nôtre.
14.33 : Rail Theatre. A l'intérieur.
On branche le magnéto ; on fait un test. 'Marie & Co' ont investi la scéne pour la répétition : ils sont en première partie ce soir avant Dale.
J'aime bien les répétitions : on y voit et on y entend des choses vraies, enfin, vraies d'une certaine façon.
Ah ! Du monde du dehors nous parvien-nent des informations : après avoir absor-bé de solides nourritures, Dale Watson a décidé d'aller faire un petit somme à son hôtel, pas beaucoup d'heures de sommeil depuis trois jours. C'est son imprésario, chef d'équipe et factotum

ta musique ?"
Dale : "Ce sont toujours des formations plutôt importantes, très swing. Mon pro-chain disque panache un peu tout çà. Je
l'ai appelé 'Once More, What's More'. Il ya une ou deux chansons de Franck Sinatra. Autrement, ce sont mes chansons. "
M.F. : "Sur quels thèmes ?"
Dale : "Toujours en rapport avec ce que je vis. Ce que je vis au moment où j'écris. Toujours introspectif. Tout dépend de mon humeur. Dans mes albums, il est toujours question surtout de moi ou de ce que je vois. Quand on écrit des chansons, tout est bon. J'ai fait des chansons sur un pneu crevé ou sur une cœur brisé."
M.F. : "Parle nous du pneu crevé !"
Dale : "C'est tout simple. Mais çà peut être plus compliqué. C'est ce que j'aime dans la Country."
M.F. : "Tout se tient ?"
Dale : "Oui, c'est tout à fait çà. On a mis des instruments à vent dans le dernier album. La Country, c'est vraiment très ouvert."
M.F. : "Et ton style de vie ? Tu dois beaucoup à la Country ?"
Dale : "Je ne suis pas riche, mais je paie mes factures. Tout va bien."

Dale Watson est sans aucun doute pragmatique. Romantique, en plus ? Il faut écouter son album 'Every Song I write Is For You' pour se faire une idée.