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Rencontre avec Philippe Ochin et Francis Vital (dit Bob), les deux mem-bres du groupe les "Tortillat Flat" qui se produisait pour la première fois sur une grande scène lyonnaise, en première partie de Markus Rill. Je ne les avais jamais entendu dans cette formation et cela a été l'opportunité de faire connais-sance avec ces deux musiciens trés disponibles et communicatifs.

CW : Comment est né ce duo des Tortillat Flat?
Philippe : Cela fait 20 ans que nous nous connaissons et dix ans cette an-née que nous avons créé Tortillat Flat. On a crée ce groupe, car on ne jouait pas assez souvent avec Bluegrass 43, de par notre éloignement. Nous habi-tons tous les deux à Mâcon en Bourgo-gne.
Bob : Ce groupe nous permet aussi de jouer une musique que nous aimons bien aussi, la country et le rock. Quel-quefois, on joue aussi des morceaux qui ne sont pas du tout country, mais que l'on joue à notre manière.
Cw : Vous cherchez à vous faire plaisir? Philippe : oui
Bob : On ne cherche pas un créneau en particulier, ou à se positionner pour faire de l'argent. On joue parce que l'on aime ça. Avec Philippe la première fois que l'on a joué ensemble je devais avoir 17 ans.

doline.Ce qui apportait beaucoup, c'était les harmonies vocales.Ce qui nous amène à un point qui nous est cher. Ce qui nous intéresse dans le cadre de Tortillat Flat, c'est de chanter à deux. Dans pratiquement tous les morceaux, il y a au moins une voix en harmonie dans les refrains. Et il y en a de nombreux où nous chantons à deux voix tout du long. Et ça pour nous c'est très important. On joue plus dans des petits endroits, car il y a plus de convivialité. Sur une grande scène comme celle là, ce n'est pas toujours évident, mais on va bien s'en tirer. Nous sommes entourés de squelettes, de cercueils, et de monstres sur scène. A priori, ça devrait bien se passer.

Tortillat Flat

CW: De quels instruments jouez-vous? Philippe : Je joue de la guitare 6 cordes et 12 cordes et je chante, Bob lui joue de l'harmonica et chante.Ce soir, c'est un peu une première pour nous, et ça nous fait bien plaisir que ce soit au rail théâtre à Lyon. Avec Tortillat Flat, nous sommes plutôt habitués, de part le type de formation, à jouer dans des pubs, des petits endroits où les gens ne sont pas toujours là pour nous écouter, donc on est un peu obligé d'imposer notre répertoire. Alors que là, faire une grande scène, c'est la troi-sième fois après le concours de groupe de Craponne et la première partie de Bleu Bayou à Annonay.
Cw : Vous abordez ce concert différem-ment, dans l'esprit?
Philippe : Jusqu'à présent, dans nos prestations sur scène, nous faisons plusieurs sets (par exemple 4 sets de 45 minutes), là nous avons un concert d'une heure, et il a fallu qu'au niveau du répertoire on condense et choisir ce qui est le plus représentatif de ce que l'on fait.
Bob en riant : en fait, on ne fait qu'un set au lieu de trois ou quatre. Pour en revenir à la question sur les instruments dont nous jouons, je voudrais rajouter qu'à Mâcon, nous allons jouer dans un pub tous les troisièmes vendredis du mois. Cela va être l'occasion de jouer d'un tas d'autres instruments. Philippe jouera plus de mandoline, je jouerai un

peu de guitare et de contrebasse. On va essayer de faire tourner les instruments, pour faire quelque chose d'attractif, de décontracté. Dans le sens où l'on veut faire de la musique comme si les gens étaient avec nous en répétition, bien que cela soit travaillé. Nous voulons être le plus proche possible du public. L'autre idée, c'est d 'inviter tout un tas de potes et de faire des beufs avec eux. De la "musique partage".
Philippe : On aime bien ce principe de faire venir d'autres musiciens sur scène avec nous. C'est ce que l'on a fait cet été à Craponne-sur-Arzon pour le 25ème anniversaire de Bluegrass 43. On aime bien cette convivialité. Moi ce que je n'ai-mais pas au départ dans le bluegrass, c'est que c'était une musique de techni-cien et qui en oubliait un peu le public. J'ai toujours pris le contre pied de ça, c'est à dire de faire passer la technique au 2ème plan. Dans Bluegrass 43 je voulais que nous soyons connus pour la pêche et la communication, voire la com-munion avec le public.
CW
: Comment se fait votre choix au niveau du répertoire? Bob : Ce sont des morceaux que l'on entend, qui nous plaisent bien. On essa-ye des choses. Après la difficulté c'est d'arriver à leur donner notre style.
Cw
: Le fait que vous ne soyez que deux n'est-il pas un handicap?
Philippe
: C'est un peu difficile, mais on fait ça, un peu dans l'esprit de ce qui se faisait au début du 20ème siècle. Je pense à des duos de frères comme les Monroe Brothers ou les Everly Brothers.Il y avait beaucoup de duos guitare/ man-
Bob et Philippe
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