
CW : Est-ce que
la line dance prend vraiment ses origines dans la musique Country ?
RW : Les gens imaginent qu'on la dan-sait au 19eme siècle, autour
d'un feu de camp, alors qu'elle est née dans les an-nées 80, au Texas. Puis,
suite au suc-cès d'un film avec John Travolta qui mon-trait ces danses en
train de naître, le grand public est tombé amoureux de ce style de danse qui
s'est exporté dans l'ensemble des Etats Unis puis dans le monde entier. Pour
moi, ce qui a fait son succès n'est pas lié à la musique coun-try mais au
fait que les gens dansent tous ensemble la même chorégra-
vivre ce type de danse. Et cela est dû à l'adaptation des danses sur de la musi-que non country. Les origines sont coun-try, mais maintenant on danse sur de la musique pop, rock, …, ce qui ne fait pas le bonheur de tout le monde. Pour ma part, je pense que cette évolution est né- cessaire pour que cette forme de danse continue à vivre. Comme Nashville ne pro-duit plus la musique qu'il nous faut pour continuer à créer de nouvelles danses.
Unis c'est en déclin. Les américains ont tendance à suivre les modes, et la Country est en perte de vitesse. Tandis qu'en Europe, nous avons réussi à faire
CW : Vous avez
donc exporté ce style de danse vers la France ?
RW : J'ai commencé par la faire décou-vrir à mon entourage. Il y a
des gens qui accrochaient, d'autres pas du tout. Tout cela m'a permis de m'entraîner
puis de créer une association, parce qu'en Fran-ce c'est une structure facile
à mettre en place qui s'appelait Les Amis du Far West. Dès la première année
nous avons été sollicités. Nous avons pu faire connaître la danse Country
en faisant des démonstrations dans les festivals du sud de la France : Craponne-sur-
Arzon et Mirande. Les gens ont filmé nos prestations, et plus tard nous avons
retrouvé nos danses dans toutes les régions. Ils avaient appris les danses
par l'intermédiaire des cassettes. Pour nous, cela a été un honneur de voir
l'en-gouement que cela avait suscité.
CW : Et vous, personnellement, com-ment avez-vous appris les danses?
RW : Dans les saloons aux Etats-Unis. Là-bas, ça ne se passe pas dans
les associations, mais dans les Honky Tonks (des bars dansants), où tous les
soirs, il y avait un prof qui débarquait et qui apprenait quelques danses
de tous niveaux. C'était très convivial. J'ai appris petit à petit de cette
manière.
CW : Comment êtes-vous devenu professeur ?
RW : A cette époque-là, il n'y avait pas d'école pour les professeurs.
Au cours d'un de mes voyages, j'ai appris l'exis-tence de la NTA (National
Teacher's Association), dont l'objectif est de don-ner la même référence à
tous les profes-seurs (lexique des termes). J'ai suivi les cinq premiers niveaux
de cette école. Je suis maintenant certifié pour former et tester les professeurs
pour les trois pre-miers niveaux. Je passe beaucoup de temps à travers l'Europe
pour les former et faire passer leurs examens.
CW : Que pensez-vous de l'évolution de la line dance ?
RW : Ca a explosé en Europe depuis deux à trois ans, alors qu'aux
Etats
