
Monique, une nouvelle venue dans l'équi-pe de CountryWebzine, a rencontré pour nous Markus Rill pour une interview exclusive, lors de son passage à Lyon au Rail Théatre
On commence à enregistrer.
M.F. : "Parlons de la façon dont tu es venu à la Country. Comment
écris-tu tes textes ? Comment les mets-tu en musique ?"
Markus" : Ce qui m'a toujours intéressé plus que tout, c'est
l'auteur du texte de la chanson plutôt que le chanteur. Quand j'étais jeune
et naïf (sic), je m'imaginais que les auteurs des textes étaient mieux considérés,
parce que, quelque part, il me semblait que l'auteur du texte faisait l'essentiel
… Je sais maintenant qu'il faut beaucoup plus que cela pour faire un bon disque.
Il faut des bons musiciens, une bonne prod et tout ce qui va avec. Mais, bon,
je me suis toujours intéressé à l'écriture du texte et c'est ce que je con-sidère,
encore aujourd'hui, comme l'es-sentiel. Je me vois surtout comme l'au-teur
des textes de chansons: c'est ce que je sais faire. Et, si je chante, c'est
parce que les choses sont allées dans ce sens."
M.F.: "Tes chansons sont bien struc-turées, bien construites:
ce sont de vrais poémes, assez superbes. Que penses-tu de cela?"
Markus : "C'est un compliment sympa-thique! "
M.F.:" C'est plus qu'un compliment!"
Markus: "Bon. C'est ce que j'essaie de faire. Mais… Je pense que
la poésie et l'écriture des textes de chanson n'ont pas grand-chose à voir.
Une chanson ne se suffit pas à elle-même. Il y a la musique qui l'accompagne.
Sur le papier, les
16h30 : Nous débarquons
au Rail Théâ-tre par un super après-midi d'automne. Déjà, c'est
la ruche, tous travaillent sur la répétition du concert de Markus Rill et
des Gunslingers. Ambiance Halloween en cours d'élaboration : squelette et
sorcières de fête. Les toiles d'araignée sont pour plus tard. Que se passe-t-il
sur scène ? Leonardo Von Papp est à la batterie. Stefan Hatmann à la
basse. Pour Michael Wenzel, c'est guitare élec-trique et Patrick Grohn harmonica,
ac-cordéon et mandoline. Markus chante et rythme à la guitare électrique.
Paysage sympathique. Markus, tout à fait réceptif et accessible, accepte volon-tiers
de nous rencontrer après la répéti-tion. On se cale dans les gradins, on regarde,
on écoute : idéal pour se mettre vraiment dans l'ambiance. La cohésion du
groupe est visible et palpable.
17h : Réglage balance. Trop de guitare. Pas assez de basse. Echanges
en alle-mand, un peu vifs parfois. Mais on sent bien que tout cela fonctionne.
18h : On se retrouve en coulisses. On y va. Markus chatouille une
mandoline.
Quelques mots avant l'interview …
M.F. : "Je viens de t'écouter et je trouve que tu fais du Bob
Dylan. Tu apprécies ce genre de comparaison ?"
Markus : "Bien sûr ! Aucun problème !" M.F. : "Tu
ne préférerais pas être reconnu pour faire du Markus Rill ?"
Markus :
"Non, disons que c'est un bon rapprochement.Tout jeune musicien a une
dette envers, disons, les anciens, les papes. Bob Dylan est bien sûr un pilier
de la culture rock folk : nous avons tous beaucoup appris de lui et grâce
à lui. Ma musique est une façon de lui rendre hommage, il me semble."


