Magazine
Web consacré aux gens qui vivent et font vivre la musique country en
France
Sur
la route des Festivals
Les
concerts
Mon
coup de coeur lors de ces concerts restera Sara Jory. C'était la première
fois que je la voyais sur scène et j'ai été conquise. Que
voilà une musicienne exceptionnelle. Elle vit ce qu'elle joue. Que ce
soit avec son pedal steel ou ses guitares. Bien que bonne chanteuse on retient
de son show surtout son talent à maitriser ses instruments. Elle était
accompagnée d'un groupe qui joue dans le même esprit qu'elle. Elle
est plus qu'un sacré tempérament, elle est une artiste accomplie
qui se donne au public sans compter.
Me
vient ensuite à l'esprit, la grande classe de Charlie mc Coy. Une maitrise
parfaite de son harmonica. Lui qui est une des légendes de la country,
se comporte avec humilité et simplicité. Il semble apprécier
notre pays puisqu'il profite de sa tournée d'été en Europe
pour passer quelques jours de vacances par ici. Il sait mettre en valeur ses
musi-ciens et semble avoir beaucoup de complicité avec eux.
A
noter, un solo plutôt innoubliable de son batteur.
Une
surprise pour moi, trouver à l'affiche d'un festival de country un concert
de musique celtique. Et bien dès les pre-miers morceaux, on ne se pose
plus la question, on écoute et on apprécie le jeune Ian Mac Camy.
Et le public a été au rendez-vous,
dansant, tapant dans les mains. Emporté par l'élan musical.
Un
autre instant qui m'a marquée par son émotion, le passage d'Annabel,
la chan-teuse stéphanoise venue en guest star dans le concert des Canyon
Band.
C'était un peu un pari que de proposer un moment musical acoustique.
Et je crois qu'il a été gagné.
Déjà
lorsqu'elle s'est mise à chanter une chanson en hommage à sa grand
mère et sa meilleur amie disparue, plus per-sonne n'osait bouger dans
le public. Puis elle a chanté à capella, chose qui ne s'était
jamais faite sur cette scène, et l'émotion est montée d'un
cran. Je crois que le public aurait aimé la retenir mais elle n'était
là que pour quatre chansons.
C'est un des aspects qui est dommage dans cette grande machine bien huilée
qu'est le festival de Mirande. Il n'y a pas de place pour le charme, ou l'improvisa-tion,
pas l'opportunité de saisir l'instant magique et de le prolonger. Le
timing, c'est le timing.
Les
Canyon Band n'ont même pas eu l'opportunité d'avoir un rappel avec
Anna-bel. ce qui a primé c'est l'horaire, pas les artistes ni le public.