Histoire de la Country Music
Magazine Web consacré aux gens qui vivent et font vivre la musique country en France
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ambulants qui circulent à travers tout le territoire à la fin du XIXème et au début du XXème siècle. Ces tournées de Vau-deville constituent souvent l'unique at-traction du village visité, et attirent par conséquent une foule énorme. Et ce sont les chanteurs de Vaudevilles qui feront connaître (en partie) la country music aux endroits les plus reculés, ce qui aura aussi pour conséquence de dé- montrer aux habitants des Appalaches qu'ils peuvent vivre de leur talent musi-cal. C'est sur ce modèle qu'apparaîtront bientôt les premiers "médecine shows", (spectacles ambulants qui ont pour but de vendre des remèdes douteux..) et qui présentent des artistes locaux. Peu à peu, certains de ces artistes acquièrent un certaine notoriété qui leur permet de s'exporter. C'est ainsi que naît une musi-que commerciale appelée alors "Hillbilly music" baptisée ainsi par Al Hopkins lorsque descendu de ses Appalaches pour enregistrer, le producteur Ralph Peer lui demande quel style de musique il joue, il répond: " we're just a bunch of hillbillies from north Carolina and Virgi-nia. Call it anything you want". C'est ainsi qu'est né le terme de Hillbilly mu-sic, signifiant littéralement : musique de péquenots).

OLD TIME MUSIC
Alors, pour ce qui est de la propagation de la musique aux Etats Unis, il faut savoir que tout a commencé avec le pho-nographe. Il a été commercialisé au dé- but du XXème siècle, surtout dans les ré- gions urbaines des Etats Unis avant la première guerre mondiale. La production de disques était donc essentiellement tournée vers le public urbain du nord et avec la musique classique, les opéras et beaucoup d'airs à la mode. Puis la gue-rre se finit, et le niveau de vie augmente. Parallèlement, le coût de fabrication du phonographe se réduit et permet la fabri-cation en série de cet appareil, ce qui a pour conséquence d'augmenter les ven-tes, et donc les possibilités de diffusion
appalachien. Involontairement, Eck Rober-tson et Gilliland venaient de graver sur disque les premiers morceaux de country music.
C'est à la suite de leur succès que des découvreurs de talents partent dans le sud et enregistrent des centaines d'artistes, à l'aide de studios mobiles qu'ils installent dans des granges, des chambres d'hôtels, des boutiques de disques, ou bien avec l'aide de studios de radios locales. Le centre naturel de cette nouvelle activité allait vite être Nashville, seule ville d'impor-tance dans le sud des Appalaches, et lieu de rencontres économiques, commercia-les et musicales.
de la musique. Tout naturellement, en parallèle à l'évolution du phonographe, apparaissent des maisons de disques qui deviendront vite des Majors (grosses maisons de disques aux revenus puis-sants). Tout naturellement, ces maisons de disques vont rechercher de nouveaux marchés, de nouvelles musiques, et vo-yant le potentiel du Sud jugé prometteur avec la multiplication de styles musi-caux, et des programmes que passent les radios locales, elles se tournent vers ces nouvelles possibilités (à savoir, en 1922, le Sud comptait déjà 500 stations de radios.).
Il faut savoir que ces émissions de ra-dios étaient destinées essentiellement à un public rural, dont le niveau de vie ne cessait d'augmenter. Les émissions étaient souvent faites dans des hangars, des granges désaffectées..., et il n'était pas rare que le samedi soir les familles entières se réunissaient autour de la radio afin d'écouter les musiques, ce qui multipliait encore les possibilités d'at-teindre l'auditoire. Et en effet, la deman-de d'obtenir les disques des artistes en-tendus à la radio se fait de plus en plus grande.
Et c'est fort de ce succès que deux de ces artistes qui avaient l'habitude de passer à la radio décident de tenter leur chance à New York en 1922. L'un s'ap-pelle Eck Robertson (né en 1887 dans l'Arkansas), l'autre s'appelle Gilliland et est âgé de 74 ans (décrit par les jour-naux locaux comme un sacré tueur d'In-diens). Ils enregistrent les 30 juin et 1er juillet 1922. Ils gravent 6 titres : 2 duos de violons, 2 solos par Eck Robertson, et 2 morceaux de Robertson accompa-gné d'un pianiste de studio. C'est un an plus tard que la maison de disques (Victor) décide de les commercialiser sous forme de 78 tours. ( Sally Goodin et Arkansas Traveler ). Le disque porte la vague étiquette de : musique vocale et instrumentale. Contre toute attente, le succès est tout à fait conséquent, et notamment bien sûr dans le sud est
Dès 1925, une station de radio de Nash-ville ( financée par une compagnie d'assu-rances ) présente un programme hebdo-madaire sur la musique " Old time ". Mais cette émission va atteindre une extrême popularité avec le présentateur Georges D. Hay qui lui donnera le nom de " GRAND OLE OPRY ", du nom de l'émission qui suivait sur la musique clas-sique). Le terme de Grand Ole Opry est définitivement resté lié à cette émission. Dès 1932, George D. Hay organise sous des chapiteaux des spectacles au modè- le de l'émission de radio, et qui attirent alors des foules gigantesques. Et c'est en 1941 que le Grand Ole Opry emmé- nage au RYMAN AUDITORIUM ( salle de théâtre ). C'est cette même année que le réseau national NBC rachète le réseau et diffuse l'émission à travers tous les Etats Unis. Au fur et à mesure du temps, le Grand Ole Opry devient une institution, et un passage obligatoire pour des musi-ciens qui vont ouvrir la voie au profession-nalisme. Quelques uns de ces premiers professionnels enregistraient sans musi-ciens de studio, et dont l'oeuvre musicale est aujourd'hui incontestable, ont inspiré les générations suivantes. Ce sont entre autres Jimmie Rodgers, la Carter Family. ( Will the circle be unbroken ).