

Le
succés grandissant du festival de Craponne-sur-Arzon m'a incitée
à ren-contrer son président Georges Carrier pour analyser cette
réussite.
Rencontre avec un homme passionné et qui consacre beaucoup de son temps
libre à l'organisation de ce festival.
Georges Carrier est professeur
d'anglais à Lyon, ce qui explique son intérêt pour ce
qui vient d'Amérique.
Il a acheté, il y a dix huit ans, une mai-son à Craponne-sur-Arzon.
Ayant eu connaissance du festival de Dore l'Eglise situé à une
dizaine de Kilomètres de Craponne, il l'a fréquenté avant
de devenir la dernière année, inter-prète pour Radio
Craponne.
Puis le festival a émigré vers Craponne et il en est devenu
l'interprète officiel (Tra-duction des biographies, conférences
de presse, réunion en mairie). A partir du dixième festival,
il est devenu membre du bureau comme vice-président. Et c'est depuis
quatre ans qu'il en est le prési-dent.
Donc un homme qui connait bien l'histoi-re de ce festival et son évolution.
Il lui parait important d'insister sur le fait que la structure qui gère
le festival est associative (loi 1901).
L'objectif n'est pas le bénéfice mais la qualité.
Quand je lui parle bénévolat, il me répond "bénévole
à 400, 500 %".
Il continue en me disant "c'est un deu-xième travail" qui l'occupe tout au long de l'année.
Le budget est de 335 365
euros HT, dont 91 468 € pour le plateau artistique et
68 597 € pour le son et la lumière.
La commune aide dans la mesure de ses moyens.
Georges : "C'est une commune de 3000 habitants où il n'y
a pas de taxe profes-sionnelle,
dont pas de grosses rentrées d'argent. Depuis cette année, c'est
elle qui va gérer l'aménagement du terrain, les sanitaires,
l'électricité,..."
Le festival équilibre son budget grâce aux entrées du
festival et la part de subven-tions
n'est pas prépondérante (12%).
Georges : "Nous sommes le festival le moins subventionné
de Haute-Loire en pourcentage. Les subventions provien-nent de la communauté
de communes, des conseils généraux et régionaux. Le ministère
de la culture ne donne aucune subvention, car les festivals ne sont pas une
priorité.
Même la venue du plus vieux groupe cajun
fondée en 1933 n'a pas été jugée digne d'intérêt.
Georges s'indigne : "Si pour ce ministère la francophonie, ce
sont les chanteurs
L'évolution de
ce festival s'est faite régu-lièrement jusqu'en 1999, puis à
partir de cette année là, le nombre de spectateurs a passé
un cap important.
9 000 en 1999, 12 000 en 2000 et 15 000 en 2001.
Georges Carrier analyse le phénomène : "Ceci
s'explique par davantage de profes-sionnalisme dans l'organisation et une
meilleure communication. Nous avons fait des économies sur des erreurs
straté- giques de communication (par exemple de grandes affiches qui
coutaient chers et qui ne rapportaient pas beaucoup). Nous travaillons beaucoup
plus sur les journaux quotidiens, les radios ciblées. Georges Lang
nous donne aussi un bon coup de pouce."
Le fait de maitriser l'anglais
permet à Georges d'avoir de meilleurs contacts avec les Américains.
" C'est un avantage de pouvoir communiquer avec les mana-gers et les
artistes américains. Ca aide quand on les comprend, qu'on connaît
leur culture."
Craponne-sur-Arzon est le seul festival europëen reconnu à Nashville.
La preuve sur le site internet de la CMA (Country music association), il est
le seul à être