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23 au 25 avril, Disney Village s'est transformé en capitale
du Far West pour la deuxième édition du Country et Western
Festival. Trois jours pendant lesquels, les spectateurs avertis ou
simples visiteurs venus pour profiter de l'ambiance festive et qui
reste dans l'esprit de Disneyland, ont pu profiter des animations
(rodéo mécanique, cow boys et inévitables indiens,
village western). Côté country, les démo de Line
Dance ont permis aux spectateurs de passage, d'appréhender
cette passion qui gagne à chaque manifestation un peu plus
d'adeptes. Ces danses sont surement un peu l'opportunité de
faire découvrir la Country Music, sous un angle convivial et
d'en montrer l'esprit de partage. Le phénomène que l'on
observe en France en est la vivante preuve. |
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concerts avaient lieu sous le Dôme (grand chapiteau) du village
et dans le Billy Bob's, le lieu incontournable de la Country Music
en France, devenu une référence en Europe. |
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| Côté
concerts, mon sentiment est mitigé. Sous le dôme, il m'a
été donné deux voir deux gars qui ont fait le "show".
Que ce soit le vendredi avec le Canadien JC Harrisson ou le samedi avec
l'Américain Ken Mellons. Est t-il nécessaire d'en faire
trop pour essayer de toucher le public, alors que seulement être
(au lieu de paraître) aurait permis d'apprécier un talent
qu'ils ont surement. Pour ma part je ne suis pas adepte de ce genre de
démonstration, qui vise à "draguer à outrance
le public". |
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La
précipitation de JC Harrisson à vouloir rentrer dedans
et son émotivité à l'extrême, l'ont desservi
(il s'est trompé plusieurs fois de chanson).
Son imitation de Hank Williams saoul sur scène, était "too
much".
Ne faut-il pas retenir de ce talent de la country plutôt l'immensité
de ce qu'il a apporté à cette musique, plutôt que
ses excès personnels? A vous de voir.
Le show a surement convenu a un public de Line Dancers, car le répertoire
proposé par JC Harrisson leur est bien connu et est très
enlevé.
Une majorité de spectateur a apprécié et JC Harrisson
commence à se créer une réputation en France.
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Côté
Ken Mellons, je suis restée sans voix. Il jouait pour la première
fois en France. Précédé d'une bonne réputation
dûe à de bons CD, il est arrivé sur scène
dans un état d'excitation suspecte. Pour ma part, je n'ai pas
compris le scénario qu'il a joué devant nous. Ses tortillements,
sa prestation avec une charmante jeune fille du public, ne m'ont pas
séduite.
Le volume monté à fond ne suffit pas à être
porté par la musique. Certes une belle voix, de trés bons
musiciens qu'il ne nous a pas été donné d'apprécier
à leur juste valeur.
Où est la part de sincérité dans tous ces excés?
Une
grande partie du public a du entrer dans le jeu visuel de ces showman,
mais que restera-t-il dans le coeur à la sortie du concert?
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Pour
moi un concert réussi est celui où la musique a été
le vainqueur, ou le chanteur l'a servi par le meilleur de son talent,
où la plus grande des forces reste la simplicité.
Et là, je n'ai pas ressenti cela.
Pas de charme. De celui qui vous poursuit de longues heures après
et dont vous avez envie de parler le lendemain avec ceux qui en ont été
témoin avec vous. |
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Ce
charme là, je l'ai trouvé au Billy Bob's.
Et
particulièrement avec Billy Dee à la basse et le génial
Redd Volkaert,à la guitare, tous les deux, des figures emblématiques
de la Country music aux USA, où ils ont accompagné les
plus grands.
Pas de grande démonstration physique, mais une virtuosité
et une subtilité qui rendaient attentif, le public présent.
La salle et les trois étages sont restés pleins jusqu'au
bout.
Billy
Dee
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Chacun
des deux compères nous a servi une bonne partie de leur
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répertoire
personnel, en chantant à tour de rôle.
Rick Volkaert a donné l'immensité de son talent, en maitrisant
à merveille sa guitare qui ne paye pas de mine, mais qui en a
vécu des concerts, dans tous les recoins de l'Amérique.
Il y a dans cette guitare et le jeu de Rick, toute cette histoire inscrite
en eux. Et le son du moment présent, se sent nourri de toutes
les expérience accumulées.
Merci de nous les avoir fait partager.
Sans oublier un petit clin d'oeil à l'humour tout
en finesse de Rick , quand il distille pendant le concert
quelques "thank you ladies". |
Pour
le concert du samedi soir, j'étais un peu sur la défensive.
Echaudée par les deux concerts du dôme où les protagonistes
étaient arrivés auréaulés d'une bonne réputation
de coulisses, j'attendais de voir cette fois, si Cripple Creek Band était
à la hauteur des "concerts inoubliables" et autres "live
du volcan".
Les cinq garçons ne m'ont pas déçue. Un concert
énergique et enlevé. Un répertoire trés varié
où chacun a eu l'opportunité de s'exprimer, musicalement
ou vocalement. Tous les genres semblent avoir été passés
en revue et joués avec la même envie.
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Le
groupe est né en Allemagne en 1993. Il est composé d'Allemands
et d'Américains.
Ils ont joué avec plaisir et sincérité. Un vrai
esprit de groupe, où chacun est à sa place et sert la
musique qui est au premier plan.
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Le
Bilan de ce deuxième festival est positif. Des spectateurs en
nombre. La gratuité des concerts sous le dôme est surement
une bonne chose pour permettre aux spectateurs de passage au Disney village
de découvrir et se familiariser avec la Country Music qui manque
cruellement de médiatisation en France. Aussi tous les autres
moyens sont appréciés par les afficionados.
En tout cas le déplacement à Marne-la-Vallée en
vaut le coup. Evasion garantie.
Rendez-vous l'année prochaine pour la troisième édition. |
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