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Peu
importe qu'elle ne fasse pas de concerts devant des milliers de personnes,
elle a eu la sagesse de suivre le chemin qui lui était proposé.
A savoir faire ce qu'elle aime, sans concessions pouvant l'éloigner
de ce qu'elle est.
Aller à la rencontre des fans, des vrais amateurs de country
music, jouer peut être pour un public moins nombreux, mais qui
sache apprécier ce qu'elle fait.
Sa raison d'être, se produire sur scène. Son leitmotiv,
évoluer, découvrir de nouvelles sensations, aller de plus
en plus vers son essence propre.
Gageons qu'avec le temps Danni Leigh restera fidèle à
ses racines, à elle même et qu'elle suivra la voie qui
est la sienne.
CW : "Pourquoi avez-vous choisi d'être chanteuse?"
Danni Leigh : "Je ne sais pas si j'ai réellement choisi. Cela
s'est fait tout seul. Vous savez c'était une chose naturelle, un désir
et quelque chose que je ne pouvais pas renier. Je n'ai jamais rien voulu
d'autre, aussi je l'ai réalisé."
CW
: "Pourquoi la country music?"
Danni Leigh : "Quand j'ai commencé à chanter, ma mère et mon
père étaient vraiment dans un environ- nement de country music.
Là où j'habitais, il y avait beaucoup de musique bluegrass. J'ai commencé
par écouter et aller voir des groupes de bluegrass. Je savais que ce
n'était pas ce style que je voulais faire, mais que c'était proche.
Et puis mes parents mettaient tout le temps des disques de Country Music.
Et j'ai commencé à écouter Kitty Wells, Merle Haggard, et Jerry Reed,
de la musique qu'écoute les routiers."
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A
l'âge de dix neuf ans, elle a l'opportunité d'aller à
Orlando, où elle fait les coeurs pour des groupes de Rock, Funk
et Ska.
Elle fait différents travails et c'est son emploi chez Fédéral
Express qui l'amènera à aller à Nashville en 1993.
Dans un premier temps, pour elle ce qui était important c'est
d'être là pour écouter et voir ce qui se passe.
"me taire et écouter".
CW
: "Pouvez-vous nous parler de vos premières années à Nashville?"
Danni Leigh : "Quand je suis allée à Nashville, je savais un
peu ce que je voulais faire. Dans ma tête, j'avais envie, je savais
qu'il était temps pour moi de travailler. Quand j'y suis allée pour
la première fois, je n'avais jamais joué nulle part. Je n'avais pas
essayé de me faire connaître. Je sentais que la meilleure chose pour
moi était d'observer, d'écouter les autres, de comprendre comment ça
se passait, d'écouter des gens que je respectais.
Puis j'ai trouvé un job de serveuse au Blue Bird Café, et c'est comme
cela que tout a commencé. J'ai rencontré Michael Knox, le vice-président
de Warnell Chappell. J'ai signé dans cette maison d'édition, comme auteur,
compositeur, interprète. J'ai commencé à écrire des chansons, à faire
des démos.
Au fond, tout a commencé par l'intermédiaire de cette maison d'édition
de musique. En quelque sorte, ils étaient les premiers à tenter le coup,
ils ont dit qu'ils comprenaient et qu'ils allaient voir ce que cela
aller donner. Nous avons fait ensemble un album de chansons que j'avais
écrites, avec deux autres titres que j'avais trouvés et aimés.
Et c'est comme ça que j'ai signé chez Decca.
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Mais malheureusement, je suis tombée à une période où Decca a été racheté
par une grosse compagnie et ce label a disparu. Tout ça c'est la version
courte, d'une très très longue histoire.
Tout a commencé au Blue Bird Café, où j'ai rencontré de nombreuses personnes
que j'avais plaisir à écouter. Je m'intéressais à leurs histoires, et
à ce qui leur arrivait , mais en réalité, moi même je n'ai jamais joué
la bas."
CW
: "Aujourd'hui, c'est difficile de faire la musique country, que vous
aimez. C'est en effet trop country pour les stations de radio actuelles.
Comment vivez-vous cela?"
Danni Leigh : "Vous savez, c'est étrange, car ce que je fais
n'est pas si traditionnel que ça. Mon show, sur scène est très rock.
Mais je pense qu'au fil des années, mon style a été beaucoup plus traditionnel
que certains, surtout pour Nashville.
Mais c'est le style dans lequel j'ai grandi, que j'ai écouté et que j'ai
mis dans mes disques country. C'est très traditionnel, et je continue
juste à faire la musique qui me touche. Et je ne me préoccupe pas de
ce qui se passe à Nashville.
J'habite aujourd'hui à Austin au Texas. Et l'une des principales raisons
c'est qu'ils ne respectent pas la musique country. C'est vraiment une
mauvaise version de pop music, et cela ne me correspond pas.
Je n'ai pas envie de faire ce genre de musique, je continue à faire la
musique que j'aime, à écrire des chansons qui sont vraies. Je trouve
des endroits où me produire, un public qui apprécie ce que je fais, des
fans du monde entier qui sont dans le même état d'esprit que moi et pour
qui Nashville ne représente pas tout.
On peut définitivement faire sa vie et ce que l'on aime en dehors de
cette ville. J'espère qu'un jour on reviendra aux vraies racines. On
pourrait faire une bien meilleure musique, mais cela n'arrivera probablement
pas. |