
de pratiquer les mêmes
choses ensem-ble. Nous vivons dans un monde qui n'est pas évident. Pouvoir
avoir une échappa-toire à tous ses soucis en pratiquant en bonne intelligence
et en bonne entente quelque chose d'aussi sympathique, c'est ce dont les gens
ont vraiment besoin aujourd'hui. Ce qui fait partie de son succès, c'est que
cela répond à un besoin.
CW : Le nombre croissant d'associations de line dance ne risque-t-il
pas de faire baisser la qualité des cours ?
RW : C'est une bonne question. Je suis quelqu'un de fondamentalement
optimiste et j'essaie de voir le bon côté des cho-ses. Dans l'ensemble, il
va y en avoir cer-tains qui vont s'improviser professeurs sans trop savoir
de quoi ils parlent. Mais si dans le village d'à côté il y a un cours où le
prof fait bien son métier, ce sont les élèves qui feront remonter vers le
haut les bons profs. Les autres, il faut les encou-rager. On ne veut pas les
éliminer, au contraire, on veut les accueillir pour être tous sur la même
longueur d'ondes.
CW : Y a-t-il en France beaucoup de professeurs qui ont passé une
certifica-tion ?
RW : En France, cela marche très bien. En région parisienne il y a
beaucoup de professeurs qui ont passé leur niveau. Et pareil pour la province.
CW : En France, quelles sont les régions où la line dance est la plus
répandue ?
RW : J'ai l'impression qu'elle s'est plus implantée dans le sud. Ici,
à Lyon, c'est fabuleux. Des fêtes avec 700 personnes, sur Paris, je n'en connais
pas.
CW : Et vous, personnellement, vous aimez la musique country ?
RW : Ah ! J'adore çà. J'ai baigné dedans quand j'étais petit. Nous
avons vécu une belle époque de la musique country fin 80 début 90. Cette époque
est révolue. Il n'y a plus la production musicale de cette période. C'est
pour cette raison que de nombreux artistes country se sont tour-nés vers la
pop : comme Shania Twain
par exemple.
CW : Vous semblez avoir de bons rap-ports avec Anne-Marie Ségura ?
RW : Nous sommes devenus amis. Ce qui est très agréable car la plupart
du temps, je n'ai que des rapports client-fournisseur ou professeur-élève.
Alors qu'avec d'autres, il y a un feeling, une philosophie similaire qui fait
que nous entretenons des relations d'amitié au fil des ans. Je l'encourage
vraiment dans ce qu'elle fait, car elle le fait très bien. Je la félicite
et je suis plein d'admiration car je sais que ce n'est pas un boulot facile.
CW : Et ce soir, quel va être votre rôle ? RW : Nous avons
prévu une animation pour que tout le public participe. Ce sont des danses
pour non danseurs. Le but est de leur faire goûter le plaisir de la danse.
Et d'autre part, avec une de mes élèves, formée en danse en couple, nous allons
faire une démonstration. Cela per-mettra de découvrir les danses country à
deux.
CW : Est-ce que vous faîtes des con-cours ?
RW : J'en ai fait par le passé, mais j'ai un peu passé l'âge et je
n'ai plus le temps.
CW : Vous consacrez
tout votre temps à la danse ?
RW : Non. Je suis professeur dans une école de commerce à Paris depuis
dou-ze ans. La danse est une activité paral-lèle et qui a pris beaucoup d'ampleur.
Je voyage pas mal en Espagne, en Italie, en Angleterre et en Irlande pour
donner des cours. Cela me rassure de voir que c'est une activité qui plaît
toujours aux gens. C'est vrai qu'il faut la laisser évo-luer, toute chose
évolue.
CW : Et en France, comment est-elle vécue par rapport au reste de
l'Europe ?
RW : De manière très traditionnelle. Les français sont très attachés
à l'image de l'ouest. Aux Etats-Unis, on ne le vit pas comme ça, où ce sont
surtout les dan-ses en couple qui sont appréciées. Dans les autres pays d'Europe,
c'est surtout la danse qui importe plus que la musique.
CW : Comment la voyez-vous évoluer ?
RW : Qui vivra verra. Je n'en sais rien. Je lui souhaite longue vie.
Je pense qu'elle vivra longtemps.
CW : Comment expliquez-vous l'en-gouement des gens pour la line dance
? RW : Je pense que c'est pour la même raison que moi. Les vraies valeurs
sont
