

Concernant l'évolution
future, l'infrastru-ture ne pourra jamais accueillir plus de 18 000 personnes.
"Nous n'avons pas intérêt à
en faire une énorme machine, car nous ne pourrons plus la gérer
de manière associative, analyse Georges."
L'évolution ne peut se faire que vers plus de professionnalisme, vers
un meilleur accueil.
Quand à l'affiche
musicale, l'objectif res-tera toujours de proposer plusieurs grou-pes de qualité
plutôt qu'une tête d'affiche trop chère.
Georges : "Certains nous demandent pourquoi nous ne faisons pas
venir Alan Jackson ou Garth Brooks. Nous ne vou-lons pas bousiller notre budget
pour un grand nom. Nous préférons avoir deux ou trois grands
"couteaux" que les gens ont envie de voir."
Il est important aussi pour ce festival que tous les courants de la country
soient représentés.
La commission du plateau artistique se compose de Georges Carrier, de Jean-
Luc Chanson (Radio Arverne), de Jean- Marc Delon(musicien), de Fred Moreau
(RCF Orléans), de Chris Pavie (Radio Craponne) et de Jacques Spiry
(RCF lyon et national, musicien).
Au début le public
était trés régional, et aujourd'hui les gens viennent
de plus en plus loin.
"L'an dernier, raconte Georges, des Amé- ricains sont venus pour
voir Rhonda Vin-cent,
et il y a deux ans, des Brésiliens pour le "Lonesome River Band".
Mais ce sont des exceptions. L'an dernier nous avons remarqué de nombreux
Espagnols ainsi que des Hollandais, grâce au fan club de Danni Leigh.
Sur la France, tous les départements sont représentés,
mais il reste une grande partie de Lyonnais, car nous entretenons de bons
rapports avec les gens de la country lyonnaise. Nous essayons de faire de
la région lyonnaise, le pôle de la country music
Georges
Carrier n'écoute pas que de la Country, et n'est pas un passionné
habil-lé en "cowboy", c'est un vrai amateur de musique. De
toutes les musiques. Il pas-se facilement du Jazz au Classic Rock, de Beethoven
au Folklore, du Folk Song à la Country.
C'est surtout l'aspect anglophone, qui l'in-téresse dans la musique
Country.
Lorsqu'il était jeune, il jouait de la guitare et était un fan
d'Elvis Presley.
"Il a fallu, me dit-il, que je m'occupe du festival de Craponne pour
me rendre compte qu'Elvis faisait de la Country avant de faire du Rock and
Roll."
CW : "Quels sont les meilleurs souvenirs que tu gardes de tous
ces festivals?"
Georges : "Il y a un moment particuliè- rement magique
qui m'a touché l'an der-nier. C'était avec Rhonda Vincent. Une
communion entre l'artiste, son violoniste, son banjoiste et le public. Sur
la cassette vidéo, on voit des gens qui pleurent."
cité avec la fan
fair de Nashville et le fes-tival de Tamworth en Australie. "Donc c'est
plutôt bon signe pour nous, con-clue Georges."
Pour lui, ce qui fait la richesse de Cra-ponne-sur-Arzon, c'est la qualité
du pla-teau artistique. Il propose 14 artistes sur trois jours.
"Nous ne nous sommes jamais moqués du public. Même les petits
groupes sont excellents (c'est pas du balloche, c'est de la vrai musique country)."
Ainsi que la convivialité. "on aime bien accueillir le public,
les gens le sentent. Par exemple les gens de la sécurité sont
briffés pour être courtois avec le public."
Et puis, il y a la campagne " Country, ça veut dire campagne,
ça tombe bien, dit-il en souriant."
Ici pas de bussiness, pas de commerce.
"Cette année nous intégrons les agricul-teurs locaux pour
qu'ils fassent de bons petits plats pour les festivaliers."